Point Afrique vous fait vivre à l'africaine en Ardèche

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A deux pas des Gorges de l'Ardèche, le petit village de Bidon (07) abrite pendant l'été un campement nomade aux couleurs africaines. A l'ombre des chênes verts, les cases songhoy (Mali), les paillotes haoussas (Niger) et les tentes Maures (Mauritanie) se tiennent prêtes pour vous accueillir une nuit, un week-end ou une semaine ! Le campement Tamana est présent du 5 juillet au 30 septembre à Bidon (07). Il est à l'initiative de Point Afrique, coopérative de voyageurs, créée il y a plus de 10 ans. L'occasion d'en savoir plus sur cette coopérative.

 

Point-Afrique est propriétaire à 100% de l'agence Point-Afrique Voyages, titulaire d'une licence de voyagiste, qui constitue son principal outil de travail.

 

Comme coopérative, Le Point-Afrique s'inscrit dans l'économie sociale, garante de son indépendance et de sa liberté d'action. N'ayant pas de comptes à rendre à des actionnaires, elle est ainsi libérée de l'obsession du profit à court terme et peut, après constitution de ses réserves financières, choisir librement de soutenir ou développer les projets qui lui tiennent à coeur et qui lui apparaissent en adéquation avec sa philosophie. Comment se traduisent concrètement le projet et l'engagement de Point-Afrique ?

 

Une activité aérienne...

Le premier axe - qui est aussi le plus lourd - a consisté à établir et maintenir, tant que c'était possible, des liaisons aériennes vers les destinations au coeur de son projet : Gao, Atar, Tamanrasset, Mopti, Agadez, Niamey mais aussi Bamako ou Ouagadougou... Avec l'engagement volontariste de maintenir des prix aussi bas que possibles, pour permettre non seulement l'établissement de flux touristiques suffisants pour permettre le développement de l'activité touristique, mais aussi (on l'oublie trop souvent) à l'importante communauté africaine établie en France de maintenir le lien social avec sa terre d'origine.
 
 

Cette prise de risque considérable a conduit Point Afrique à ouvrir purement et simplement des régions entières au tourisme, et permis à de nombreux autres T.O., amis ou concurrents, de travailler sur ces mêmes régions. Le meilleur exemple en est sans doute la Mauritanie, qui, avant l'ouverture de la ligne sur Atar, ne connaissait guère qu'une fréquentation touristique confidentielle de quelques centaines de personnes, pour arriver à 50 000 en 2006 ! Avec une conséquence immédiatement mesurable : selon une étude du P.N.U.D, le taux de prévalence de la pauvreté, qui atteignait 50% en 1996 dans l'Adrar, était tombé cinq ans plus tard à 24%. De ce point de vue là, le projet constitutif de Point-Afrique a bel et bien été atteint.

 

Cette action fondatrice a été ensuite étayée et relayée en direction du monde associatif, avec lequel se sont tissées d'étroites relations. L'action de Point-Afrique a consisté ici à offrir des facilités de transport (personnes et fret) à plusieurs dizaines d'O.N.G oeuvrant en milieu saharien ou sub-saharien, rendant ainsi possible des centaines de missions qui auraient autrement été beaucoup plus difficiles à monter...

 

Formations, appui aux coopératives de femmes...des actions sur place

 
 

D'autres actions ont porté directement sur le terrain, et concerne les hommes et les femmes avec lesquels nous travaillons :

  • Ainsi, en Mauritanie, un important programme de formation a permis à plusieurs dizaines de jeunes diplômés au chômage, d'acquérir les compétences nécessaires au métier de guide touristique - et de leur fournir un emploi. Au Niger, ce sont les guides du parc du W qui ont bénéficié de ces formations.

 
  • Par le biais de micro-crédits, Point-Afrique s'est attachée à rendre des chameliers, des chauffeurs, des pinassiers propriétaires de leur outil de travail. Tâche de longue haleine, car il implique de lutter contre les inévitables dérives qui tendent, là-bas comme ici, à concentrer entre les mains de quelques-uns, qui disposent de capitaux, l'essentiel des moyens...

 
  • Dans le même ordre d'idée, Point-Afrique a créé et assuré le financement initial de ses différentes agences au Burkina, au Niger, au Bénin... En Mauritanie, ce sont les guides eux-mêmes qui ont fondé leur propre agence, Mauritanides Voyages.

  • Au Niger toujours, Point-Afrique a repris en gérance, après de lourds investissements de remise en état, l'hôtel de la Tapoa, afin de développer le tourisme écologique dans cette magnifique réserve transfrontalière qu'est le parc du W.

 

D'autres actions se sont portées, avec des fortunes diverses, sur des projets alternatifs liés au thème de la sécurité alimentaire. C'est la cas de la rizière dans la vallée de l'Azawak, en collaboration avec l'association Amawal, ou du jardin agrobiologique de Were Guru, en périphérie du parc du W: initié par Pierre Rabhi, il permet aujourd'hui à une coopérative de 93 femmes de travailler en maraîchage.

 

Pour une rencontre des cultures

 

Enfin, parce qu'il est impossible de changer le regard misérabiliste porté sur l'Afrique sans mettre en lumière la richesse et l'importance de ses réalisations culturelles, un volet important de l'action de Point-Afrique a concerné différents projets culturels menés en étroite concertation avec les pays desservis:

  • En 1999, un symposium mondial de sculpture a réuni, autour du mythique monolithe de Ben Amira, au coeur du désert mauritanien, quinze sculpteurs venus du monde entier; en Mauritanie toujours, c'est l'ancienne tradition des mahadrahs, ces universités nomades qui font partie de l'intime patrimoine du pays, qui ont été revivifiées;

  • au Mali, au Niger et au Burkina, Point-Afrique s'est associé avec le C.N.A (Cinéma numérique ambulant) pour développer cette très intelligente initiative de réappropriation de leur patrimoine par les Africains eux-mêmes.

  • En 2007, réalisation des premières Rencontres Africaines d'Afrikabidon, qui ont vu la création ex nihilo d'un village africain entier et la tenue de conférences de Pierre Rabhi, Jean-Baptiste Pondi, Henry de Lumley ou Hubert Reeves...

  • En 2009, la réalisation d'un campement TAMANA à Bidon (07)

 

Infos et réservations

 

source de l'article site internet de point afrique

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Créée en 1988, à Rocles, par un petit groupe de ruraux sud-Ardéchois (artisans, commerçants, agriculteurs, enseignants...), AMESUD a pour objectifs la création et le maintien d'activités en milieu rural. Il s'agit initialement d'aider tous ceux qui souhaitent "vivre et travailler"...

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